Etes-vous sûr d’être bien isolé ? La thermographie : les fuites en images !

Une image vaut mieux qu’un long discours notamment lorsque l’on parle de rénovation thermique d’une maison ou d’une copropriété, sujet souvent polémique lors des assemblées générales. En hiver la chaleur quitte nos bâtiments au détriment du confort des occupants et de leur porte monnaie. Pertes de chaleur par les parois, les fenêtres ou les ponts thermiques? Mieux vaut savoir où l’on va avant d’entreprendre de coûteux travaux de rénovation énergétique. La thermographie réalisée avec une caméra thermique permet de prendre conscience de manière simple des pertes de chaleur à l’échelle d’un bâtiment.

Comment ça marche ?

La caméra thermique ou caméra infrarouge transforme le flux de chaleur invisible à l’œil en une image colorée en fonction de la température.

 

En thermographie d’extérieur les zones chaudes sont rouges, voire blanches et correspondent aux endroits où la chaleur sort facilement. 

 

Pour repérer plus facilement les ponts thermiques

Un pont thermique c’est tout simplement une discontinuité dans l’isolation c’est à dire un endroit où il y a une absence ou une inefficacité de l’isolant. La photo ci-dessous révèle un pont thermique très classique: le plancher (ou dalle) entre deux étages ne permet pas de stopper le transfert de chaleur de l’intérieur vers l’extérieur comme l’indique la présence de couleurs chaudes. Ce pont thermique s’observe également pour les murs de refends (ou murs porteurs) lorsqu’il y a une isolation par l’intérieur. Ces ponts thermiques sont supprimés par une isolation par l’extérieur qui peut cependant, dans certains cas, laisser un pont thermique « de tableau » à la périphérie des fenêtres. 

 

Pour aller plus loin 

Les études thermiques doivent être réalisées dans des conditions météorologiques favorables sous peine d’obtenir des résultats inexploitables. Il faut intervenir par temps froid, en l’absence de pluie ou de brouillard et avant le lever du soleil. En effet, le soleil chauffe les murs ce qui va venir fausser les résultats (le mur jaune ne sera pas dû aux déperditions de chaleur mais au rayonnement du soleil). On préfèrera donc une température basse et constante depuis plusieurs jours afin d’éviter les erreurs d’interprétation. 

 

Les études thermographiques aériennes :

Mais sur un bâtiment il n’y a pas que l’isolation des murs qui importe mais également l’isolation des toitures. En moyenne pour un bâtiment non isolée datant d’avant 1975 les pertes à l’échelle de la toiture représentent 25 à 30% des pertes totales d’énergies (20 à 25% pour les murs sources : Ademe). On comprend mieux l’intérêt de vérifier l’isolation de sa toiture dont on constate sur la photo ci-dessous qu’elle est très inégale en fonction des bâtiments. GPSO a fait réaliser une thermographie aérienne en 2010 et vous pouvez retrouver votre toiture en suivant le lien ci-dessous.

N’hésitez pas à aller jeter un œil ici : http://thermographie.sig-gpso.com/cartographie.htm

 

Et à l’intérieur ?

La thermographie est aussi réalisable en intérieur et permet de vérifier l’étanchéité à l’air des fenêtres, de repérer les défauts de pose des isolants ainsi que des infiltrations. 

 

Il est également possible d’identifier les fuites dans le cas de plancher ou plafond chauffants ou tout simplement de repérer le réseau et de contrôler l’état de ses radiateurs ou du calorifugeage des tuyaux.

Moins contraignant que les observations thermiques en extérieur (voir encadré) quelques précautions  sont néanmoins nécessaires : laisser le chauffage mais éteindre plusieurs heures avant les autres sources de chaleur comme les lampes halogène.

 

Pour interpréter ces images ou celle de la thermographie aérienne, vous pouvez contacter un conseiller info-énergie de l’agence locale de l’énergie GPSO Energie au 0800 10 10 21 ou par mail infoenergie@gpso-energie.fr